LES POÊLES : À BÛCHES OU À GRANULÉS

EN APPOINT OU PRINCIPAL

Alimenté en bûches ou en granulés, le poêle à bois est un dispositif de chauffage bien plus économique que celui au gaz, au fioul ou à l’électricité. Un avantage en période d’inflation des prix de l’énergie si le logement remplis certaines conditions.

Une fois l’isolation de votre logement réalisée, la seconde étape consiste à vous pencher sur votre système de chauffage. Dans le cas des rénovations les plus performantes, ces besoins peuvent être couverts simplement par un poêle à bois, à bûches ou à granulés. Le poêle à bois peut être un chauffage d’appoint ou le dispositif principal de votre logement. Dans tous les cas, il existe des impératifs pour pouvoir en installer un et l’utiliser dans de bonnes conditions :
– Disposer d’un conduit d’évacuation des fumées ou avoir la capacité d’en installer un
– Fournir une arrivée d’air, nécessaire à toute combustion, extérieure au poêle.
– Disposer de l’espace nécessaire pour stocker le combustible. Si vous optez pour un poêle à bûches, vous devrez mobiliser un endroit ventilé et abrité de l’humidité. Un espace à l’extérieur, avec des bûches posées sur des palettes et un toit ou une bâche pour les protéger des précipitations fera aussi l’affaire.
Pour le poêle à granulés, tout dépend de votre consommation. Ce dispositif consomme en moyenne 1 kg de pellets par heure, en utilisation maximale de ses capacités. Ce qui représente 2 tonnes de granulés à stocker par saison de chauffe. Soit plus de 130 sacs de 15 kg !

Le poêle à buches, un chauffage d’appoint 

Le poêle à bûches est le plus rustique, et il faut l’alimenter manuellement et régulièrement. L’autonomie de ce type de poêle est donc de quelques heures. Certains poêles à bûches, dits de masse, offrent une autonomie bien supérieure (jusqu’à 24 heures) mais ils sont imposants avec leurs plus de 500 kg. Un plancher renforcé s’impose donc souvent. Pour assurer une température constante dans le logement avec un poêle à bûches classique, il faut donc pouvoir l’alimenter en continu. C’est encore plus vrai avec les modèles en acier, qui n’accumulent pas ou très peu la chaleur. Ce ne sont pas de mauvais poêles pour autant mais plutôt des matériels adaptés à un usage différent. 

À granulés, l’avantage de la programmation 

Les poêles à granulés peuvent fonctionner toute une journée, voire plusieurs jours d’affilée s’ils comportent un réservoir plus ou moins grand et un dispositif électronique qui régule l’alimentation du brûleur. Ce pilotage automatique permet ainsi de maintenir la température minimale (dite de consigne) que vous avez décidée. Les poêles à granulés peuvent faire office de chauffage principal si la configuration du logement autorise une bonne circulation de la chaleur dans les pièces. Celle-ci peut d’ailleurs être améliorée à l’aide d’un récupérateur de chaleur qui la diffuse dans les salles les plus éloignées. Dans leur grande majorité, les poêles à granulés nécessitent d’être raccordés à votre réseau d’électricité pour fonctionner, électronique et mécanisme d’alimentation automatique du brûleur obligent. Les modèles sans électricité utilisent la gravité pour alimenter le foyer. De ce fait, la régulation de température n’est pas toujours optimale. Il faut donc prévoir une alimentation électrique à proximité. 

Les granulés : une meilleure performance de chauffe 

Les poêles à bûches présentent des rendements énergétiques, c’est-à-dire une capacité à extraire l’énergie du combustible, de 70 à 85 % quand les poêles à granulés parviennent à des taux de 85 % et plus. Ces performances sont atteintes grâce à des combustions optimisées. Un poêle dispose d’une entrée d’air pour alimenter la combustion du bois. Mais, pour améliorer les performances, les fabricants utilisent une entrée d’air supplémentaire. 

Avant de choisir votre poêle, mieux vaut faire réaliser une étude thermique de votre logement pour évaluer précisément vos besoins de chauffage par un professionnel certifié « Reconnu garant de l’environnement » (RGE). Ce dernier vérifiera à votre domicile l’agencement des pièces, la présence d’un conduit ou la possibilité d’en poser un, évaluera l’isolation de votre logement et vous questionnera sur vos habitudes pour vous proposer un devis personnalisé. Notre recommandation : faire établir plusieurs devis afin de comparer les différentes solutions proposées.

Vous devez faire appel à un professionnel qualifié pour ce type de travaux et labellisé RGE si vous souhaitez profiter de différentes aides, à commencer par MaPrimeRénov’, les CEE des fournisseurs d’énergie ou un coup de pouce de votre collectivité locale.

Le bois, un combustible renouvelable et économique

Côté prix, les bûches sont le combustible le moins cher. À titre d’exemple, elles coûtent 0,04 € pour produire 1 kWh de chaleur, contre 0,07 € pour les granulés et 0,22 € pour l’électricité. 

Les granulés ou pellets

Ils sont issus du compactage des résidus des scieries, menuiseries… (sciures, copeaux). Leur forme cylindrique est obtenue sans adjonction de produits chimiques. 

Les bûches

L’utilisation d’un combustible bien sec (taux d’humidité inférieur à 20 %), de qualité, sans produits chimiques et, de préférence, sans écorce, permet d’obtenir un bon rendement de l’appareil tout en limitant les émissions polluantes. Le bois au pouvoir calorifique le plus important est issu des feuillus « durs » : chêne, charme, hêtre, orme, érable ou frêne. Les résineux, eux, brûlent plus vite mais chauffent moins. 

Les briquettes

Les briquettes (bûches reconstituées ou compressées) sont de même nature que les granulés. Une briquette équivaut à trois ou quatre bûches de bois. Ne les utilisez qu’une à une pour ne pas endommager votre poêle », recommande Alexandre Portier, directeur d’Euro Énergie, fournisseur de combustibles bois. 

Source : 60 millions de consommateurs – Rénovation énergétique

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